Axial Age and the present

The search for the origin of religion is part of modernity. It arises with the gradual collapse of the biblical narrative.  It has taken various forms from reductionist accounts (Freud, Durkheim) to mythological/antimodernist one (Guenon’s Primordial Tradition). One may wonder though if the theory of the Axial Age (originally formulated by Jaspers and then systematized by historians of religions) does not provide an alternative to the unsolvable question for the origin. Religion certainly does not emerge during this period but it took a new form that continues to inform human experience with the Sacred until the present day.

The Axial Age theory also offers a non-reductionistic but still scientifically grounded starting point to explore the relationship between the world religions today (at the theological, political or ethical levels). The works of Gauchet or Habermas illustrate the potential behind this theory for contemporary debates about religion, secularism and democracy for instance. Before we claim that we are entering into a second “Axial Age”, we need to understand the meaning of the first one.

Europe et Inde

Si on compare la réception de la pensée occidentale en Inde et dans d’autres pays orientaux, on est surpris du manque de radicalité de la rencontre, de la servilité avec laquelle les réformistes hindous ont embrassé la modernité importée, se sont moules dans ses catégories.
D’un cote, on trouve une pensée comme celle d’Aurobindo qui, malgré ses mérites, appartient au mieux à l’histoire des curiosités de l’époque coloniale. Pensée hybride, elle juxtapose sans pénétrer dans l’essence des choses, procédant par réductions identificatrices successives. De l’autre cote, une pensée traditionnelle, celle d’un Swami Karpatri, continue à exister dans une autarcie bienheureuse mais qui ne peut contribuer aux enjeux du présent.
Est-ce la trop grande proximité indo-européenne qui a rendu plus difficile une prise de distance des réformistes hindous par rapports aux produits de l’occident? Jusqu’à quel point sont-ils parvenus à sonder le sens et la portée de cet autre “grand commencement” que représente la révélation upanishadique, dans quelle mesure il échappe à ” l’histoire de l’être” telle qu’elle se déploie dans la métaphysique occidentale d’Anaximandre à Nietzsche?
Par comparaison, les philosophes japonais de l’école de Kyoto ont été forces à penser plus radicalement leur situation historiale par rapport au phénomène d’européanisation de la terre en raison de l’altérité originelle entre une pensée de l’être et une pensée de la vacuité.

Heidegger and Politics

A good introduction to the Heidegger case:

How the same man could be one of the greatest 20th century thinkers and lack so much political and moral discernment? Heidegger epitomizes the case of many philosophers of the time who could not accommodate with the reign of the “last man” and end up with the “secular religions”, either Fascism or Communism. At this level, Guenon’s apolitheia was the exception rather than the rule.

In the case of Heidegger, one may wonder if the religious character of his thought, the fact that it presents itself as a religion but without revelation, did not contribute to his political”mistake”. This approach may provide an alternative to the “heideggerian orthodoxy” which has tried to account for his involvement with Nazism in term of a still incomplete overcoming of the “metaphysics of subjectivity”.

Heidegger en Asie

A quelques exceptions notables (comme J-L Marion), la reception de Heidegger dans le monde occidental est affreusement jargonante et scolaire. Il n’en va pas de meme de sa reception en Asie.

On trouve chez Metha une reflexion sans confusion ni raccourci sur Heidegger a la lumiere de Vedanta et de l’experience indienne. De meme chez Nishitani et au sein de l’ecole de Kyoto. Plus discutable chez Fardid en Iran.

A croire que la meilleure maniere d’aborder Heidegger, c’est a partir d’un “autre grand commencement” que celui de la Grece. Cela donnerait raison a Fabrice Midal quand il ecrit que Heidegger ne remonte aux Grecs que pour nous en liberer.