Europe et Inde

Si on compare la réception de la pensée occidentale en Inde et dans d’autres pays orientaux, on est surpris du manque de radicalité de la rencontre, de la servilité avec laquelle les réformistes hindous ont embrassé la modernité importée, se sont moules dans ses catégories.
D’un cote, on trouve une pensée comme celle d’Aurobindo qui, malgré ses mérites, appartient au mieux à l’histoire des curiosités de l’époque coloniale. Pensée hybride, elle juxtapose sans pénétrer dans l’essence des choses, procédant par réductions identificatrices successives. De l’autre cote, une pensée traditionnelle, celle d’un Swami Karpatri, continue à exister dans une autarcie bienheureuse mais qui ne peut contribuer aux enjeux du présent.
Est-ce la trop grande proximité indo-européenne qui a rendu plus difficile une prise de distance des réformistes hindous par rapports aux produits de l’occident? Jusqu’à quel point sont-ils parvenus à sonder le sens et la portée de cet autre “grand commencement” que représente la révélation upanishadique, dans quelle mesure il échappe à ” l’histoire de l’être” telle qu’elle se déploie dans la métaphysique occidentale d’Anaximandre à Nietzsche?
Par comparaison, les philosophes japonais de l’école de Kyoto ont été forces à penser plus radicalement leur situation historiale par rapport au phénomène d’européanisation de la terre en raison de l’altérité originelle entre une pensée de l’être et une pensée de la vacuité.

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