Leo Strauss et Max Weber

Un des aspects les plus intéressants de la critique Straussienne de Weber est qu’elle met en lumière les fondements nietzschéens de la sociologie wébérienne. C’est dans la mesure où elle repose sur une théorie de la valeur que Strauss peut logiquement conclure qu’elle ne peut conduire qu’au nihilisme. Ce qui reste d’éthique dans la posture de Weber peut en somme se réduire à une survivance (inconsciente) ou une sécularisation d’un fond religieux.

Strauss de ce point de vue là, qu’il s’agisse d’interpréter Weber ou d’autres auteurs de Hobbes à Schmitt se révèle un maitre dans l’art de mettre en lumière les fondements ou le sens ésotérique d’une pensée. En même temps on peut se demander si toute la pensée Straussienne, laquelle ne repose pas sur un sol sacral comme celle de Voegelin par exemple, ne débouche pas elle aussi sur une contradiction ou un paradoxe. Elle dénonce le nihilisme de la modernité, sans pouvoir le surmonter, sinon par un retour au Grèce qui n’est pas nécessairement moins ambigu que celui que tente d’accomplir Heidegger.

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