Shankara. Commentaire des Brahma sûtras, Introduction (citée par Michel Hulin dans Comment la philosophie indienne s’est-elle développée ?).

«Etant acquis que le sujet et l’objet, désignables respectivement à la première et à la troisième personne et dont les natures propres s’opposent comme la lumière et les ténèbres, ne peuvent être assimilés l’un à l’autre, il doit en aller de même a fortiori de leurs propriétés. On considéra donc comme erronée la surimposition au sujet, désignable comme « nous » et fait de pure conscience, de l’objet et de ses propriétés – et de même la surimposition inverse du sujet et de ses propriétés. Et pourtant, faute de les discriminer en dépit de leur extrême dissimilitude, (une certaine) pseudo-connaissance surimpose à chacun d’eux la nature et les propriétés de l’autre.  Cette manière d’associer le réel et l’irréel se traduit tout naturellement dans l’expérience quotidienne par des jugements du type « je suis ceci ou cela » ou « ceci ou cela m’appartient. ».

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