Le mal est un pur neant.

Le bien est l’existence en soi et le mal est le néant en soi ; là où se trouve le mal se trouve le néant, la déficience et la lacune. Le mal est soit un mal en soi soit une existence nécessitant une forme de néant, dans le sens où il est un bien si on le considère en soi, en tant qu’existence, et un mal si on le considère comme nécessitant le néant. Il est donc mal en tant qu’il nécessite le néant et pas autrement. (…) L’existence et le néant ressemblent au soleil et l’ombre. Si nous mettons un individu devant le rayon du soleil, nous verrons de l’obscurité sur un espace défini, celui qui ne reçoit pas le rayon du soleil, c’est ce que nous appelons « ombre ». Mais qu’est-ce que l’ombre ? C’est l’obscurité, et celle-ci ne signifie rien d’autre que l’absence de lumière. Si nous disons que la lumière provient du soleil, qui est la source de l’éclairage du monde, la question de savoir d’où provient l’ombre et qu’elle est la source de l’obscurité n’aura pas de sens. Car l’ombre et l’obscurité ne viennent de nulle part, elles n’ont ni principe, ni origine indépendante. C’est la signification de la parole des théosophes et des philosophes selon laquelle les maux adviennent par accident et par incidence, et non par essence. Morteza Motahhari (1919-1979), La justice divine.

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