Numéro 1 : Guru & disciple

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Renaud Fabbri

« Le germe ne périra jamais » : entretien avec Swami Swarupananda Saraswati

La tradition de maître à disciple en Inde
Álvaro Enterría

La méthode védantique traditionnelle par laquelle un guru conduit son disciple à l’éveil
Ira Schepetin

Questionner l’autorité : réflexions du sage de Kanchi sur la relation guru-shishya
Vasanthi Srinivasan

Le guru à la croisée de la voie de la connaissance et de la voie de l’amour
Martine Chifflot

La transmission maître-disciple en Inde ancienne de la transformation à l’éveil: l’exemple d’Abhinavagupta, philosophe shivaïte du Cachemire
Colette Poggi

Les moyens de la fin et la fin des moyens : réflexions sur les notions de guru, de mantra, d’upāya et d’upeya
Patrick Laude

Sundaram Sadhana Pada: la voie de la beauté
Sarah Vieira Magalhaes

« Guru and Disciple »: un documentaire sur la voie védantique de la connaissance du Soi
Renaud Fabbri

Vous pouvez vous procurer une copie du journal auprès la Librairie Cadence à Lyon ou à Eka Yoga à Toulouse.

 

René Guénon et la Tradition Hindoue: les limites d’un regard

Rene-Guenon

Toute l’œuvre de René Guénon est bâtie sur un paradoxe, si ce n’est une contradiction. D’un côté, Guénon reconnait dans l’hindouisme l’héritage le plus direct de la « Tradition Primordiale ». De l’autre, lui et ceux qu’il a inspirés se sont progressivement tournés vers l’islam soufi au risque d’oublier l’Inde et le Vedanta non-dualiste.
Cet ouvrage cherche à éclaircir ce paradoxe en démontrant, à rebours de toute une littérature hagiographique, que, loin de représenter une simple traduction en langage occidental du message de l’hindouisme traditionnel, l’œuvre de Guénon doit être lue comme une reconstruction, souvent géniale, parfois aussi infidèle, en fonction de certaines problématiques constitutives de la modernité : celles du pluralisme religieux, du désenchantement du monde ou encore de la transformation de soi. Il établit surtout que le traditionalisme guénonien participe de tout un imaginaire millénariste propre aux Religions du Livre, mais totalement étranger à l’hindouisme. C’est ainsi les fondements même de la critique guénonienne du monde moderne qui se trouvent remis en question.
L’ouvrage s’adresse aux lecteurs de Guénon, à ceux qui s’intéressent à l’Inde et plus généralement à tous ceux qui veulent comprendre le processus de réception de la pensée orientale en Occident.

A commander sur le site de l’Age d’Homme ou chez Cadence.

Shankara on the disenchantment of the world

A fascinating text from Shankara’s Brahma-Sutra-Bhasya on the disenchantment of the world:

“For what is not accessible to our perception may have been within the sphere of perception of people in ancient times. Smriti also declares that Vyâsa and others conversed with the gods face to face. A person maintaining that the people of ancient times were no more able to converse with the gods than people are at present, would thereby deny the (incontestable) variety of the world. He might as well maintain that because there is at present no prince ruling over the whole earth, there were no such princes in former times; a position by which the scriptural injunction of the râgasûya-sacrifice would be stultified. Or he might maintain that in former times the spheres of duty of the different castes and âsramas were as generally unsettled as they are now, and, on that account, declare those parts of Scripture which define those different duties to be purposeless. It is therefore altogether unobjectionable to assume that the men of ancient times, in consequence of their eminent religious merit, conversed with the gods face to face. Smriti also declares that ‘from the reading of the Veda there results intercourse with the favourite divinity’ (Yoga Sûtra II, 44). And that Yoga does, as Smriti declares, lead to the acquirement of extraordinary powers, such as subtlety of body, and so on, is a fact which cannot be set aside by a mere arbitrary denial. Scripture also proclaims the greatness of Yoga, ‘When, as earth, water, light, heat, and ether arise, the fivefold quality of Yoga takes place, then there is no longer illness, old age, or pain for him who has obtained a body produced by the fire of Yoga’ (Svet. Up. II, 12). Nor have we the right to measure by our capabilities the capability of the rishis who see the mantras and brâhmana passages (i.e. the Veda).–From all this it appears that the itihâsas and purânas have an adequate basis.–And the conceptions of ordinary life also must not be declared to be unfounded, if it is at all possible to accept them.”

Brahma-Sutra-Bhasya, I-3, 33 (Translated by George Thibaut)